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En juillet, l’actualité a été marqué au Royaume Unis par le rejet par la chambre des Lords de l’amendement du projet de loi sur l’agriculture qui visait à donner la liberté au gouvernement pour modifier la réglementation afin de rendre possible l’accès aux nouvelles techniques de sélection variétale. L’insitution souhaite qu’un débat public soit organisé avant. 

Suite à la déclaration en juin d’un groupe de députés Verts allemands en faveur du recours aux NBT’s, Martin Häusling, porte-parole des Verts/ALE pour l’agriculture au Parlement européen, a souligné que rien n’a changé pour le parti européen des Verts, qui s’est historiquement opposé à cette technologie.

123 instituts de recherche européens demandent à la Commission de revoir instamment la légisaltion sur l’édition du génome. 


02/07 Les nouvelles techniques de sélection au secours de la banane  

La TR4, également connue sous le nom de maladie de Panama, est une maladie furtive que les pays tentent de juguler par des quarantaines. Elle se propage inexorablement dans le monde entier, elle s’avère dévastatrice pour les économies nationales. 

Cette maladie fongique, qui provoque le flétrissement et la mort des bananiers, a déjà dévasté des exploitations agricoles à Taïwan, aux Philippines et en Australie. Une fois dans le sol, il peut falloir 50 ans pour l’éradiquer. L’année dernière, elle a atteint les grandes exploitations bananières d’Amérique latine, qui exportent la majorité des bananes du monde.

La course est lancée pour trouver un remède à la maladie de Panama ou pour élever une banane qui lui résiste. Tropic Biosciences, une entreprise de biotechnologie basée au Royaume-Uni, est un nouveau venu dans cette course. Elle utilise l’édition de gènes pour développer une banane capable de vaincre la maladie.

Toutefois, alors que cette société britannique ne fait que démarrer ses travaux, la compagnie israélienne Rahan Meristem, leader mondial dans le secteur des plantes tropicales, a publié les résultats de ses recherches et indiqué qu’elle avait mis d’ores et déjà au point des variétés de banane résistantes à la TR4, apportant une réponse dés à présent. Pour ce faire, elle a mis en ouevre des procédés de mutagénèse traditionnelle. 

https://sifted.eu/articles/banana-panama-disease/


07/07 Les Verts ne veulent pas de retour en arrière sur l’édition génétique malgré une récente dissidence allemande

Suite à un document dans lequel un groupe de députés verts allemands et un député européen ont soutenu l’utilisation des technologies d’édition génétique, le député européen Martin Häusling, porte-parole des Verts/ALE pour l’agriculture au Parlement européen, a souligné que rien n’a changé pour son parti, qui s’est historiquement opposé à cette technologie.

Le document, publié par une faction des Verts allemands le 10 juin et repris dans les documents mis en débat pour le congrès national du parti vert allemand, s’est montré résolument ouvert au génie génétique, en disant qu’il pourrait jouer un rôle clé dans l’amélioration de la durabilité, et a appelé à un réexamen de la réglementation européenne sur le génie génétique.

Martin Häusling a pris une position opposée, affirmant qu’il n’y a “pas d’élan en faveur de nouveaux OGM”.

Tout en admettant qu’il y a eu des débats et qu’il est “juste” que cette technologie soit évaluée sous différents angles, il estime que “la majorité des Verts en Allemagne – et en Europe – sont sans aucun doute contre la déréglementation des nouveaux OGM”.

Le document en question appelle à une approche “moderne” de la réglementation du génie génétique, mais M. Häusling a soutenu que la réglementation actuelle est effectivement adaptée à l’objectif visé.

Le document affirme qu’il existe des incohérences dans l’approche de l’UE concernant l’utilisation des technologies GM, citant le fait que la mutagenèse indirecte, une forme de modification génétique de la composition génétique d’une plante par exposition à divers agents physiques, chimiques et biologiques, est autorisée dans l’UE et se demande pourquoi cela ne devrait pas être également le cas pour la mutagenèse ciblée.

Interrogé à ce sujet, M. Häusling a répondu qu’elle était à juste titre exclue de l’interdiction parce qu’elle “était observée depuis longtemps au moment de la réglementation et était donc considérée comme plus sûre parce qu’il y avait le temps de détecter les effets néfastes”.

Le document fait également état d’incohérences dans la référence aux technologies dites “rouges” utilisées à des fins de santé, soulignant que si la technologie des OGM est régulièrement utilisée en médecine, elle n’est pas autorisée en agriculture.


07/07 Comment l’édition génétique change l’avenir du vin 

En prélevant un petit échantillon de feuille de n’importe quelle vigne, les biologistes des plantes peuvent maintenant déterminer la séquence exacte des gènes contenus dans l’ADN de ses cellules, ce qui leur permet d’élaborer des cartes génétiques et de tracer les différentes voies de sélection.

“Avant le séquençage d’ADN peu coûteux”, explique M. Martinson, “les sélectionneurs procédaient essentiellement par tâtonnements… maintenant, grâce aux marqueurs d’ADN, les sélectionneurs peuvent tester les plants et éliminer ceux qui ne possèdent pas les marqueurs d’ADN appropriés dès le début du processus. Cela rend la sélection plus efficace”.

M. Martinson fait partie du projet VitisGen, une initiative de collaboration visant à développer des vins de meilleure qualité grâce au séquençage génétique et à la sélection. Le projet se concentre actuellement sur la résistance aux maladies, en particulier à l’oïdium. L’idée est de réduire le besoin de pesticides en aidant les vignes à développer une résistance interne aux champignons.

Les progrès ont été bons, mais il y a un obstacle : les amateurs de vin ne connaissent peut-être pas les nouveaux noms de variétés. Lorsque deux types de vin différents sont croisés, la plante qui en résulte doit être appelée différemment. “Les consommateurs veulent que le Chardonnay et le Cabernet Sauvignon – et les nouvelles variétés, quelle que soit la qualité des vins qui en résultent, porteront un nom différent”, explique M. Martinson. 

Il y a une solution possible à ce problème, l’édition de gènes. CRISPR, la technologie d’édition de gènes la plus prometteuse est actuellement disponible. 

L’introduction d’un nouveau gène dans un raisin existant ne fait que modifier ses caractéristiques alors que la variété de vin reste la même. 

La technologie de modification génétique s’est déjà révélée très prometteuse dans un certain nombre d’études isolées portant sur le raisin de cuve. Les chercheurs de l’université Rutgers ont utilisé avec succès la technique CRISPR/Cas9 en 2019 pour développer la résistance du mildiou dans le Chardonnay. Ils ont isolé trois gènes qui provoquent des épidémies de mildiou dans le raisin de cuve et les ont modifiés avec succès pour créer une version de la culture résistante à la maladie.

Dés 2015, des chercheurs de l’université de l’Illinois à Urbana-Champaign ont utilisé CRISPR/Cas9 pour modifier génétiquement la levure utilisée pour la fermentation du vin. Ce faisant, ils ont augmenté la quantité de resvératrol, un composant présent dans le vin, qui était produit pendant le processus de fermentation. 

https://www.mentalfloss.com/article/625713/gene-editing-changing-future-of-wine


08/07 CRISPR permet la production en une seule étape de semences hybrides dans les cultures

Les technologies hybrides de culture ont contribué à l’amélioration significative des rendements dans le monde entier au cours des dernières décennies. Cependant, la conception et la maintenance d’une chaîne de production d’hybrides a toujours été complexe et laborieuse. Aujourd’hui, des chercheurs en Chine ont mis au point un nouveau système combinant l’édition du génome par le CRISPR avec d’autres approches qui pourraient raccourcir le délai de production de 5 à 10 ans. 

https://www.eurekalert.org/pub_releases/2020-07/cp-ceo070120.php


13/07 Les jeunes agriculteurs ont besoin d’une boîte à outils “aussi large que possible” pour atteindre les objectifs de “Farm to Fork

Le Conseil européen des jeunes agriculteurs (CEJA), a adopté un point de vue généralement positif mais prudent sur l’ambition de la Commission de faire du système alimentaire européen la norme mondiale en matière de durabilité.

Les délégués du CEJA ont approuvé une position dans laquelle ils ont insisté sur la nécessité d’un soutien fort aux investissements pour mettre en œuvre avec succès les outils technologiques et les choix de gestion nécessaires.

Pour M. Maes, le président du CEJA,, la stratégie F2F comporte certains éléments positifs à cet égard, comme un engagement fort en faveur d’une couverture complète des zones rurales par le haut débit, ainsi que l’examen des nouvelles techniques de sélection végétale (NPBT) comme “une option viable”.

“Toutefois, notre sentiment général reste que la portée des outils pris en compte est beaucoup trop limitée”, a-t-il ajouté.


28/07 Royaume-Uni : La Chambre des lords dit non, pour le moment, aux NBT

Lors de l’examen en commission à la Chambre des lords du projet de loi sur l’agriculture 2019-2021, le 28 juillet, les parlementaires ont rejeté l’amendement 275. 

Il visait à donner la main au gouvernement pour modifier la réglementation afin de rendre possible l’accès aux nouvelles techniques de sélection (NBT). Un long débat de près de deux heures a été nécessaire. Le gouvernement britannique devrait mener une consultation publique sur le sujet en octobre. L’examen du projet de loi, qui doit bientôt passer en troisième lecture n’est pas terminé.


29/07 132 instituts et associations de recherche invitent l’UE à reconsidérer sa position sur l’édition du génome

Le réseau européen d’agriculture durable par l’édition du génome (EU-SAGE) et ses membres issus de 132 instituts et associations de recherche européens demandent instamment au Conseil européen, au Parlement européen et à la Commission européenne de reconsidérer leur position sur l’édition du génome. Le réseau EU-SAGE a déclaré que le développement de nouvelles variétés de cultures nécessite des outils sûrs, faciles et rapides, et que le dernier ajout à ces outils est la sélection de précision ou l’édition du génome.

La déclaration ouverte recommande vivement ce qui suit au Conseil européen, au Parlement européen et à la Commission européenne :

– Les scientifiques européens conseillent de réviser la directive OGM existante afin de refléter les connaissances et les preuves scientifiques actuelles sur l’édition du génome.

– L’édition du génome offre un éventail croissant de solutions pour une sélection plus efficace de cultures qui résistent au climat, sont moins dépendantes des engrais et des pesticides et contribuent à préserver les ressources naturelles. Les membres recommandent à la Commission européenne de faire sien leur message pour le bénéfice et le bien-être de tous les citoyens de l’UE.

– Il est urgent d’harmoniser le cadre réglementaire au niveau mondial.

– Il est nécessaire d’établir un récit de la production alimentaire européenne incluant l’importance d’approches innovantes et plus efficaces dans l’ensemble de la chaîne de valeur.