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Ce mois d’avril aura vu plusieurs études, rapports, interviews concernant les nouvelles technologies de sélection variétales être publiés. 

Côté américain, l’USDA a sorti un rapport sur la biotechnologie au Royaume-Uni estimant qu’à court terme, il est peu probable que le Royaume-Uni change sa législation, du fait de la proximité avec l’UE. 

Par ailleurs, une étude sortie au Pays-Bas affirme que, s’ils sont bien ciblés, les nouvelles technologies génétiques et l’agroécologie peuvent se renforcer mutuellement pour rendre l’agriculture plus durable.

En Norvège, une enquête concernant le rapport qu’entretiennent les Norvégiens avec l’édition génétique montre qu’une majorité des consommateurs sont prêts à utiliser des outils d’édition de gènes dans l’agriculture s’ils apportent des avantages sociaux, économiques et environnementaux. 

02/04 Europe – Norvège : enquête sur le rapport entre les Norvégiens et les biotechnologies

En Norvège, un rapport concernant les éditions des gênes a été publié ce mois d’avril 2020. 

Plus de 2000 Norvégiens furent interrogés. Il est observé notamment que les consommateurs norvégiens sont prêts à utiliser des outils d’édition de gènes dans l’agriculture s’ils apportent des avantages sociaux, économiques et environnementaux.

Par exemple, 70% des répondants sont favorables à l’utilisation de l’édition de gènes pour créer des pommes de terre résistantes au mildiou. 

En revanche, environ 60% ont déclaré qu’ils étaient un peu ou très inquiets de savoir si les aliments génétiquement modifiés pouvaient avoir des conséquences négatives sur la santé et l’environnement.

Pour  lire le rapport en entier (en anglais) :

https://www.bioteknologiradet.no/filarkiv/2020/04/Report-consumer-attitudes-to-gene-editing-agri-and-aqua-FINAL.pdf


09/04 Monde – USA : la génétique du soja aidée par la technologie CRISPR

Une équipe de chercheurs de l’Université de l’Ohio aux USA étudie  la génétique du soja en utilisant la technologie CRISPR Cas9. 

Leur objectif est de modifier génétiquement le soja pour développer une résistance à des herbicides spécifiques. Un soja comprend de nombreux gènes  permettant d’acquérir la capacité à tolérer les herbicides. Une fois ces gènes identifiés, la technologie CRISPR Cas9 peut être utilisée dans le but de modifier la séquence d’ADN à un emplacement précis, transformant le gène caché en un gène de tolérance aux herbicides. Cette technologie ne prend pas de matériel génétique d’un autre organisme et ne l’insère pas dans l’ADN. 

Source : https://www.ocj.com/2020/04/soybean-genetics-aided-by-crispr-technology/


10/04 Monde – USA : l’édition du génome peut remodeler l’agriculture

Dans un entretien, Diane Wray-Cahen,- conseillère senior scientifique pour les biotechnologies agricoles au Foreign Agricultural Service (FAS), une agence du Département de l’agriculture des États-Unis (USDA) –  est interrogée à propos entre autre des nouvelles sélections variétales. 

(extraits choisis) :

 Elle déclare par exemple que, « bien que l’édition du génome ne soit certainement pas une solution miracle pour résoudre tous les défis agricoles, à mon avis, c’est la technologie la plus prometteuse et innovante pour la sélection agricole que j’ai vue au cours des 30 dernières années ».

Ou encore que : « Un autre avantage de l’édition du génome est qu’elle a également le potentiel d’introduire les caractéristiques dont les agriculteurs ont besoin, tout en aidant à augmenter et à protéger la diversité génétique du bétail et des cultures »

Lire l’interview :  https://www.allaboutfeed.net/Feed-Additives/Articles/2020/4/Interview-Genome-editing-can-reshape-agricultureSOFTBREAK-568550E/


15/04 UE – Pays-Bas : utiliser au mieux les opportunités qu’offrent les NBTS dans l’agriculture agro-écologique

Une étude discutant de la compatibilité entre agroécologie et le génie génétique a été publiée aux Pays-Bas. Les chercheurs de l’Université de Wageningen (WUR) affirment que, s’ils sont bien ciblés, les nouvelles technologies génétiques et l’agroécologie peuvent se renforcer mutuellement pour rendre l’agriculture plus durable. Ainsi, les nouvelles techniques de sélection variétales tels que les Crisp/ Cas peuvent rendre les cultures plus résistantes aux principales maladies et ravageurs en réduisant par ailleurs l’usage des pesticides. Dans leur étude de la compatibilité des NBTs avec l’agroécologie, les auteurs se concentrent sur la perception des risques, le problème de pouvoir, le cadre d’agroécologie, et enfin l’éthique par rapport à l’utilisation des NBTs. 

Sources https://www.wur.nl/en/Research-Results/Research-Institutes/plant-research/show-wpr/Make-use-of-opportunities-for-gene-technologies-in-agroecological-agriculture.htm

L’étude au complète datant de mars 2020 : https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/0030727020907619


16/04 UE – UK : rapport annuel FAS-USDA

Le Département américain de l’agriculture  a sorti un rapport nommé : « Agricultural Biotechnology annual » concernant l’usage des Biotechnologies au Royaume-Uni.

 On peut y lire notamment que le Brexit possède le potentiel de changer de nombreux domaines politiques, y compris l’approche de la biotechnologie agricole. Cependant, étant donné que l’UE est le partenaire commercial du Royaume-Uni et ce depuis de nombreuses années, le Royaume-Uni conservera une grande partie des lois alimentaires de l’UE à court et à moyen terme.

 De plus, il est peu probable que de grandes sociétés multinationales de technologie semencière investissent dans la commercialisation d’une culture transgénique qui ne puisse être commercialisée seulement au Royaume-Uni. Enfin, le rapport énonce entre autre qu’à la fin de la période de transition, il serait plus évident de savoir ce que fera le Royaume-Uni concernant les nouvelles technologies de sélection variétales. 

Pour y lire un résumé : https://www.feednavigator.com/Article/2020/04/16/Brexit-could-propel-ag-biotechnology-forward-in-UK

Pour y lire le rapport au complet (dont le chapitre 1 concernant les NBTs ) : https://apps.fas.usda.gov/newgainapi/api/Report/DownloadReportByFileName?fileName=Agricultural%20Biotechnology%20Annual_London_United%20Kingdom_10-20-2019


26/04 Afrique – Kenya : les producteurs laitiers kenyans appelés à adopter des technologiques modernes pour améliorer la production

La Société de développement agricole de la Région de l’Ouest au Kenya  rappelle que les pratiques agricoles intelligentes commencent par la bonne sélection de races animales et de techniques de sélection. Les nouvelles techniques de sélection devront à l’avenir servir à améliorer la production notamment dans le secteur du lait au Kenya. 

Source https://www.kbc.co.ke/dairy-farmers-urged-to-embrace-modern-technologies/


27/04 UE – Allemagne : une étudie met en évidence le rôle des NBTS notamment dans la sécurité alimentaire

Une étude sur le rôle des nouvelles technologies de sélection végétale pour la sécurité alimentaire et le développement agricole durable réalisé par un professeur du Département d’économie agricole et de développement rural à l’Université de Goettingen en Allemagne a été publiée en ce mois d’avril. Cet article passe en revue les potentiels, les risques et les impacts réellement observés des NPBT. 

L’auteur de l’étude, Matin Qaim, estime que « Les nouvelles technologies de sélection moléculaire peuvent aider à modifier les plantes pour produire des rendements plus élevés. De plus, les plantes peuvent être sélectionnées pour nécessiter moins d’engrais et de pesticides car elles font un meilleur usage des nutriments du sol et sont plus résistantes aux maladies, aux ravageurs et aux conditions météorologiques extrêmes. Les nouvelles technologies peuvent également accélérer la reproduction de nouveaux caractères, permettant une adaptation plus rapide au changement climatique ». 

Un problème pour le développement des NBTs est, selon l’auteur, « que les autorités de régulation en Europe traitent les plantes développées à l’aide de l’édition de gènes de la même manière que les plantes génétiquement modifiées où des gènes étrangers sont introduits. »

L’auteur pour conclure, appelle à « un discours public différent et davantage fondé sur des preuves sur les NBTs. Celles-ci apportent une contribution importante à une agriculture durable et à la sécurité alimentaire. »

Source : https://www.eurekalert.org/pub_releases/2020-04/uog-un042720.php

Lien de l’étude au complet : https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/aepp.13044