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Le commissaire Janusz Wojciechowski a annoncé lors du Conseil informel de Coblence qu’il se chargeait d’élaborer un plan pour assurer la sécurité alimentaire lors des futures crises. Par ailleurs, s’ouvrant à la pression des députés européens, le commissaire, a exprimé sa volonté de mettre à disposition les fonds de relance décidés pour le secteur, d’un montant de 8 milliards d’euros courants (7,5 milliards euros constants), dès janvier 2021. 

Pour les détails sur les Autorisations de régimes d’aides d’Etat : https://ec.europa.eu/commission/presscorner/home/fr?pagenumber=6#news-block


21/08 Le syndicat des agriculteurs britanniques souligne l’importance de la sécurité alimentaire

Le Syndicat national des agriculteurs (NFU) du Royaume-Uni a souligné l’importance de la sécurité alimentaire dans le cadre d’une relance après la pandémie de COVID-19, le jour où le pays serait, hypothétiquement, à court de nourriture sans importations. Le syndicat des agriculteurs a déclaré que le 21 août est la date théorique à laquelle les aliments produits dans le pays seraient épuisés. L’autosuffisance du Royaume-Uni est de 64%, un niveau qui, selon le NFU, “stagne depuis plusieurs années”. Elle estime que l’autosuffisance est de 18% pour les fruits, de 55% pour les légumes frais et de 71% pour les pommes de terre. 

La présidente de la NFU, Minette Batters, a déclaré que “pouvoir nourrir notre population est absolument essentiel”. “Les chocs peuvent mettre en évidence les fragilités de toute dépendance aux importations”“Les importations joueront toujours un rôle crucial dans notre système alimentaire”, mais “notre propre autosuffisance doit faire l’objet d’une plus grande attention de la part du gouvernement”.


21/08 Une rallonge budgétaire pour la viticulture française, mais une crise toujours présente 

Le gouvernement a annoncé début août de nouvelles aides en faveur du monde viticole. 76 millions viennent s’ajouter aux 170 millions d’euros destinés à financer le stockage et la distillation des invendus. Une enveloppe qui ne permettra pas cependant au secteur de sortir de la crise, affirme Jean-Marie Fabre, président du syndicat des vignerons indépendants.

« Cette enveloppe de 246 millions permet de répondre à ces deux objectifs [stockage et distillation des invendus, ndlr], pour cette année. Malheureusement, nos entreprises, en particulier les vignerons indépendants, ne pourront pas passer le cap à moyen terme. Elles ont perdu en moyenne 62% de leur chiffre d’affaires du 15 mars au 21 juin. Sur l’ensemble de la filière, cela représente 4 à 5 milliards d’euros de pertes nettes. Du printemps jusqu’aux vendanges est la période où l’on embauche le plus de salariés occasionnels. Aujourd’hui, les entreprises sont dans le rouge. Il va falloir qu’un effort soit fait sur les exonérations de charges comme cela a été fait pour le tourisme, la culture, l’aéronautique ou l’automobile. »


23/08 Les exportations de vin italien se tarissent

Les exportations de vin italien se tarissent en raison de la crise coronavirus à un niveau jamais vu depuis 30 ans, a déclaré le syndicat agricole Coldiretti.

La consommation de vin italien en Chine a chuté de 44 % entre janvier et mai. En France, elle a chuté de 14 % et en Grande-Bretagne, où l’incertitude concernant le Brexit a également joué un rôle, elle a chuté de 12 %.

En revanche, les exportations vers l’Allemagne et les États-Unis, où des droits de douane punitifs pourraient brouiller la tendance à l’avenir, sont restées stables sur la même période, ne reculant que d’un pour cent. 

Le vin est la principale source de revenus agricoles de l’Italie aux États-Unis, avec des exportations s’élevant à 1,5 milliard d’euros (1,8 milliard de dollars) par an. En 2019, l’Italie a exporté du vin pour une valeur totale de 6,4 milliards d’euros.

En juin, le gouvernement italien a adopté un décret permettant de transformer quelque 70 millions de bouteilles de vin excédentaires en gel désinfectant pour les mains afin de pallier les pénuries lorsque le virus s’est installé.


25/08 Autorisations relatives aux régimes d’aides d’État

La Commission européenne a approuvé un plan irlandais pour soutenir le secteur de la viande bovine avec une aide de 50 millions d’euros ; le régime de paiement aux éleveurs de bovins de boucherie sera sous forme de subventions directes et sera disponible pour les agriculteurs et les entreprises du secteur de la viande bovine ;


25/08 Aides de l’état français à la formation par alternance

En France, deux décrets créant une aide exceptionnelle aux employeurs qui embauchent des alternants (apprentis et jeunes en contrat de professionnalisation) ont été publiés au JO. Ils prévoient une aide de 5000 € pour le recrutement d’un alternant mineur et de 8000 € pour un alternant majeur, pour les contrats conclus entre le 1er juillet 2020 et le 28 février 2021 préparant à un titre ou diplôme allant jusqu’au master (niveau 7 du RNCP).
L’aide sera versée sans condition aux entreprises de moins de deux cent cinquante salariés et peut être sollicitée par les associations. De plus, elle remplacera l’aide unique pour les entreprises éligibles durant la première année d’exécution du contrat d’alternance. Quant aux entreprises d’au moins deux cent cinquante salariés elles doivent, pour percevoir l’aide, s’engager à atteindre un pourcentage d’alternants dans leurs effectifs d’ici le 31 décembre 2021. Cette mesure permettra de couvrir 80 à 100 % du salaire d’un apprenti et 50 à 65 % du salaire d’un jeune en contrat de professionnalisation, selon le ministère du Travail. 

Ce dispositif doté d’une enveloppe globale de 6,5 Mrd€ vise à faciliter l’entrée des jeunes dans la vie professionnelle dans le sillage de la pandémie de coronavirus et prévoit, entre autres, une aide de 4000 € à l’embauche des moins de vingt-cinq ans sous forme de compensation de charges. 


26/08 Autorisations relatives aux régimes d’aides d’État

La Commission européenne a approuvé un projet de Chypre visant à dépenser 500 000 euros pour soutenir le secteur porcin dans le contexte de la pandémie de coronavirus. L’aide sera ouverte à toute personne physique ou morale qui possède ou gère une unité porcine où sont élevées des truies reproductrices.


27/08 La viticulture suisse également en difficulté

Selon Alexandre Fischer, viticulteur à Yens (VD), les cuves étant toujours pleines de la récolte 2019, des caves ne savent pas où stocker la récolte 2020. Ce problème est partiellement résolu avec la prescription des autorités cantonales de réduire les quotas des vendanges. Le manque à gagner est compensé par des aides publiques.

La Confédération est aussi venue à la rescousse du secteur avec une aide Covid-19. Face aux invendus, elle a prescrit le déclassement du vin de bonne qualité – 2019 était un bon cru – en vin de table, qui rapporte moins mais qui se vend mieux. «La compensation de 2 francs par litre déclassé est bien trop basse pour espérer en vivre, déplore Alexandre Fischer. Même si beaucoup de caves ont préféré vendre à perte pour assurer la liquidité.»

Autre mesure: la Fédération suisse des vignerons a négocié la vente de vin pour qu’il soit transformé en solution hydroalcoolique. En avril, environ 700 viticulteurs ont répondu à l’appel de livrer jusqu’à 3000 litres chacun de pinot, chasselas et autres crus pour 2,50 francs le litre. 

Pas moins de 98% du vin suisse est consommé dans le pays, mais ce n’est que 35% de la consommation totale. Le reste est importé, principalement de France, d’Italie et d’Espagne. Alexandre Fischer plaide pour que la Confédération augmente le contingent national et prenne des mesures pour réduire les importations. En réalité, les contingents ne sont jamais atteints et, selon la filière suisse, les importations font une concurrence déloyale à la production indigène. Alexandre Fischer dénonce le vin européen, qui ne respecte pas les normes sociales et environnementales de production en vigueur en Suisse. Le mouvement « Les Raisins de la colère » se mobilise afin que les deux Chambres approuvent une motion qui obligerait les importateurs de vin à commercialiser aussi une part de vin suisse. Une autre solution est de restreindre le tourisme d’achat de vin dans les pays limitrophes de cinq à deux litres par personne. Les vignerons demandent en effet de renverser la décision prise en 2014 par le Conseil fédéral qui avait augmenté le quota d’importation en franchise de droits de douane de deux à cinq litres par personne. 


27/08 Bilan touristique estival sévère en Italie

Le Covid a provoqué une baisse de 30% des dépenses touristiques alimentaires en raison de l’absence de touristes étrangers et de la disponibilité économique réduite des touristes italiens touchés par la crise. 


28/08 Autorisations relatives aux régimes d’aides d’État

La Commission européenne a approuvé un programme bulgare, d’une valeur de 56,6 millions de BGN (environ 29 millions d’euros), pour soutenir les éleveurs de petits et grands ruminants et les producteurs de pommes de terre touchés par la pandémie de COVID-19. Conçu pour résoudre les problèmes de liquidités et aider les bénéficiaires à poursuivre leurs activités, le plan de soutien prévoit le versement de subventions directes pour couvrir une partie du capital et des intérêts dus sur des prêts précédemment accordés par le Fonds d’État pour l’agriculture.


31/08 Autorisations relatives aux régimes d’aides d’État

La Commission européenne a approuvé un régime de crédit portugais de 5 millions d’euros pour soutenir les PME agricoles et agroalimentaires de Madère. Cette aide prendra la forme de taux d’intérêt bonifiés et vise à remédier au manque de liquidités. Le crédit prévoit une aide anticipée, qui serait disponible dans le cadre du régime POSEI. Les contrats de prêt dans le cadre de l’accord de crédit doivent être signés avant le 31 décembre 2020 et arriveront à échéance dans un an. Le montant total accordé à chaque entreprise ne peut pas dépasser 25 % de son chiffre d’affaires en 2019 ou le double de sa masse salariale cette année-là.


01/09 Un plan communautaire pour la sécurité alimentaire

Lors du Conseil Agriculture informel de Coblence, le commissaire Janusz Wojciechowski a informé les ministres qu’il se chargeait d’élaborer un plan pour assurer la sécurité alimentaire lors des futures crises. L’approvisionnement alimentaire n’a “jamais vraiment été en danger”, mais “les mesures non coordonnées prises par les États membres pour restreindre la libre circulation des biens et des personnes exercent une pression inutile sur nos chaînes d’approvisionnement”. 

Il a insisté sur le fait que “le protectionnisme n’est pas la solution”“Le fonctionnement du marché intérieur est essentiel pour maintenir la chaîne d’approvisionnement intacte”, et “le commerce international fait partie de la solution et non du problème lorsqu’on aborde la question de la sécurité alimentaire”. Il a également souligné que certains secteurs étaient plus vulnérables que d’autres et que les mesures générales peuvent être contre-productives. “Nous devons préserver le caractère abordable des denrées alimentaires, tout en générant des rendements économiques plus équitables pour ceux qui assurent l’approvisionnement alimentaire au quotidien”.

Selon un certain nombre de ministres, la crise du Covid-19 a rappelé à l’UE qu’elle doit devenir plus autosuffisante en matière d’alimentation, le déficit massif de protéines végétales de l’Union étant un problème soulevé par de nombreuses délégations autour de la table. 


03/09 Autorisations relatives aux régimes d’aides d’État

La Commission européenne a approuvé deux programmes roumains de soutien à l’élevage de porcs et de volailles, d’une valeur de 47,4 millions d’euros (environ 229,4 millions de RON). Quelque 24,7 millions d’euros (environ 119,6 millions de RON) d’aide financière ont été alloués au secteur porcin, et 22,7 millions d’euros (environ 109,8 millions de RON) au secteur de la volaille. Cette aide, qui sera versée sous forme de subventions directes, est destinée à répondre aux besoins de liquidités du secteur et à permettre aux entreprises de poursuivre leurs activités. 

Plus d’un millier d’entreprises devraient en bénéficier dans chaque secteur.


03/09 1,2 milliards d’euros pour l’agriculture française

Dans le cadre du plan de relance de l’économie française de 100 milliards d’euros présenté par le gouvernement, 1,2 milliard d’euros est dédié à l’agriculture, et particulièrement à la transition agro-écologique : 

  • 400 millions d’euros pour “accélérer la transition agroécologique au service d’une alimentation saine, sûre, durable, locale et de qualité pour tous”
  • 250 millions d’euros pour les filières animales (modernisation, sécurité sanitaire et bienêtre animal)
  • 250 millions d’euros pour le renouvellement et le développement des agroéquipements nécessaires à la transition agroécologique et à l’adaptation au changement climatique
  • 100 millions d’euros pour le plan protéines

Le plan prévoit également 200 millions d’euros pour “aider la forêt à s’adapter au changement climatique pour mieux l’atténuer”.

Pour le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie, ce plan « permet d’accompagner les agriculteurs vers un modèle plus durable, respectueux de l’environnement et économiquement robuste. Face aux aléas climatiques qui se multiplient, s’adapter à l’urgence écologique est une question d’indépendance »

Pour accompagner cette transition écologique, le plan de relance prévoit notamment la création d’un crédit d’impôt HVE à l’instar du crédit d’impôt bio, qui est maintenu. Une aide à l’élaboration d’un bilan carbone pour les agriculteurs nouvellement installés est prévue.

Le gouvernement annonce également la mise en place d’une prime à la conversion pour les agro-équipements afin de pouvoir investir dans des « outils plus sobres en ressources ». Un soutien à la plantation de haies est aussi prévu. 

Le plan de relance entend aussi soutenir les cantines scolaires des petites communes, afin de leur permettre de s’approvisionner localement. 

Face aux aléas climatiques, et notamment à la grêle ou au gel, le plan prévoit une aide à l’investissement dans des équipements de protection. 

Enfin, une campagne de communication grand public sera lancée pour faire connaître les métiers et formations de l’agriculture et l’agroalimentaire et les besoins en recrutement.


03/09 Les aides publiques non utilisées par la viticulture italienne resteront disponibles

“Les ressources non utilisées pour certaines des interventions approuvées lors de l’urgence sanitaire resteront à la disposition du secteur vitivinicole” a réaffirmé la ministre de l’agriculture Teresa Bellanova lors d’une conférence de presse sur la récolte 2020. “Peut-être que toutes les mesures identifiées n’ont pas eu le résultat imaginé au départ. Je pense – a ajouté le ministre – à la mesure sur la distillation, définie après une comparaison également compliquée avec les Régions, qui ont absorbé 14 des 50 millions alloués. Des ressources qui resteront à la disposition du secteur. Et puis, je pense à la mesure de 100 millions d’euros voulue pour l’endiguement de la production où un peu moins de 39 millions d’euros ont été utilisés : dans ce cas également, les fonds seront réactivés en faveur du secteur mais devront être dépensés d’ici la fin de cette année. “.

“Je salue l’idée de relever le plafond du budget de promotion de l’OCM de 100 à 150 millions d’euros/an pour les trois prochaines années »  ajoute le ministre.

Pour le secrétaire général de l’Union italienne du vin (UIV), Paolo Castelletti, “concernant les 60 millions d’euros restants non dépensés pour la mesure de réduction des rendements, nous considérons qu’il est essentiel de les réactiver en faveur de mesures actives pour le secteur vitivinicole. Le délai est très court et, pour cette raison, le choix pourrait aller dans le sens d’une distillation pour les vins à dénomination sur le modèle français. Car les véritables préoccupations concernent les vins de qualité, qui n’ont pas trouvé leur place dans le commerce de détail. “.


04/09 Lancement des plans de soutien à l’agriculture en Italie

Les plans exceptionnels des Régions italiennes mis en place pour faire face à la crise du Covid via une contribution forfaitaire pouvant atteindre 7 000 euros par agriculteur et 50 000 pour les petites et moyennes entreprises agroalimentaires sont lancés. 

Jusqu’à présent les régions avaient mis en chantier des projets pour un montant de 140 millions qui, pour la plupart, ont favorisé l’agrotourisme et les fermes sociales.

Les ressources utilisées sont celles des différents plans de développement rural  financés par l’Union européenne et non dépensées. Par conséquent, toutes les régions ne disposent pas des mêmes disponibilités financières.

Entre autres, la Vénétie a engagé jusqu’à présent 23 millions d’euros , la Calabre 21, la Lombardie 19,5, la Toscane 18,9, le Piémont 10, les Abruzzes 9,5, l’Ombrie 7, les Marches 6,5, la Ligurie 6,2, la Campanie 6, la Sardaigne 4, le Frioul Vénétie Julienne 3,3, l’Émilie Romagne 2,9, la Basilicate 1,6 et le Val d’Aoste 310 000 euros.

L’aide à verser d’ici le 30 juin 2021 varie d’une région à l’autre, avec un plafond par exploitation de 7 000 euros dans les Marches, en Calabre, dans le Frioul Vénétie Julienne, en Campanie, en Ombrie, en Basilicate et en Ligurie, tandis que le plafond tombe à 5 000 euros en Lombardie et dans le Val d’Aoste, à 4 000 euros en Vénétie et à 2 000 euros en Émilie-Romagne.

La Vénétie a misé sur les veaux à viande blanche, le lait et les légumes, la Lombardie sur la floriculture et l’élevage de viande, la Calabre sur les fleurs, le lait et le vin, le Piémont sur la floriculture, l’élevage et l’apiculture, les Marches sur l’élevage et la Ligurie sur tous les secteurs.


07/09 Lancement du régime de garantie de crédit en Irlande

Les petites entreprises irlandaises, dont des agriculteurs et des pêcheurs, pourront emprunter à moindre coût dans le cadre du système de garantie de crédit Covid-19, doté de 2 milliards d’euros, qui a finalement été lancé après quatre mois d’attente.

Les banques devraient commencer à recevoir des demandes à la suite d’un événement organisé par le gouvernement.

Le système offre des prêts de 10 000 à 1 million d’euros à des taux inférieurs à ceux du marché aux petites et moyennes entreprises (PME), initialement par l’intermédiaire de l’AIB, de la Bank of Ireland et de l’Ulster Bank. Il comprend des dispositions pour des prêts non garantis allant jusqu’à 250 000 euros.

Mais selon l’Association irlandaise des PME, le coût pour la plupart des entreprises sera encore trop élevé.

Les contribuables prendront en charge 80 % du risque. Cette mesure vise à inciter les banques de détail à prêter davantage à un moment où elles sont déjà confrontées à des défauts de paiement sur leurs prêts aux entreprises, qui s’élèvent à plus d’un milliard d’euros.

Tout comme l’Irlande, le Royaume-Uni, l’Autriche, le Danemark et le Portugal offrent des garanties de 80 % à la charge des contribuables sur leurs prêts d’urgence aux PME. En Espagne et en Suède, les autorités garantissent 70 % des risques, contre 90 % en France.

Les banques auront une certaine souplesse pour fixer les taux en fonction du profil de risque de chaque client, mais les taux devraient être nettement inférieurs aux taux actuels du marché, qui dépassent 5 % pour les prêts aux PME.

Contrairement à la précédente garantie de crédit de l’État, celle-ci permettra de répondre aux demandes de producteurs agroalimentaires primaires, y compris des agriculteurs et des pêcheurs.

Néanmoins, les enquêtes montrent invariablement que la plupart des entreprises répugnent à s’endetter à nouveau. Cela s’est traduit par un recours modeste à d’autres aides au prêt Covid-19.


07/09 Le commissaire Wojciechowski préconise d’utiliser le fonds de relance dès que possible

Lors de son intervention devant la commission AGRI, le commissaire à l’agriculture, M. Wojciechowski, a exprimé sa volonté de mettre à disposition les fonds de relance du secteur, d’un montant de 7,5 milliards d’euros, dès janvier 2021. 

(Pour plus de détails : cf. courriel du 9 septembre “ComAgri – 7 septembre”) 


08/09 Un fonds de 100 millions de livres sterling pour améliorer la résistance alimentaire du Pays de Galles 

“Le gouvernement gallois a annoncé un plan de trois ans visant à renforcer l’économie rurale du pays après la pandémie. Les aides iront à des investissements visant à aider les agriculteurs à améliorer la biodiversité dans leurs exploitations et à introduire de nouvelles technologies et de nouveaux équipements. Les programmes seront fondés sur une combinaison du programme de développement rural de l’UE (2014-20) et des fonds propres du gouvernement gallois pour un total de 100 millions de livres sterling”.


08/09 Autorisations pour les régimes d’aides d’État

La Commission européenne a approuvé un programme maltais d’une valeur de 1,5 million € destiné à soutenir les agriculteurs touchés par la pandémie. Ce régime d’aide financière est destiné à aider les agriculteurs à faire face au manque de liquidités provoqué par l’épidémie. 


09/09 Autorisations relatives aux régimes d’aides d’État

La Commission européenne a approuvé un programme roumain de 7,4 millions d’euros pour soutenir le secteur de l’élevage bovin à la suite de la pandémie. D’un montant de quelque 35,7 millions de RON, ce programme accordera des subventions directes aux entreprises du secteur, leur permettant de répondre à leurs besoins de liquidités et de rester actives. Il devrait bénéficier à plus de 1 000 entreprises. 


10/09 Aide de la Wallonie aux producteurs de pommes de terre

Le gouvernement wallon a décidé d’accorder une aide pour l’année 2020 aux producteurs de pommes de terre de consommation qui possèdent un stock de pommes de terre en vente libre. L’aide couvrira jusqu’à 50€ par tonne, sachant que la perte liée à la pandémie provoquée est estimée entre 40 et 50 millions d’euros.