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Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a prononcé aujourd’hui son tout premier “discours sur l’état de l’Union” au Parlement européen à Bruxelles. Cet événement annuel veut démontrer la responsabilité de la Commission européenne envers les représentants démocratiquement élus de l’UE, les membres du Parlement européen, et être l’occasion de débattre de la vision et de la feuille de route que la Commission européenne propose.

Dans son discours, elle a donné un aperçu de ce que la Commission a fait depuis son entrée en fonction et des projets qu’elle a pour l’avenir.

Parmi les sujets abordés, on peut citer la pandémie de Covid-19 et ses conséquences avec la question de savoir où se situe la compétence de l’UE en matière de santé, de migration, de changement climatique, d’État de droit, de salaire minimum, de numérisation + fiscalité et de politique étrangère.

En ce qui concerne l’agriculture, l’élevage ou la production alimentaire, elle ne les a pas mentionnés explicitement, juste dans le contexte de l’agriculture de précision ou du fait que les agriculteurs ont reçu des fonds de soutien également. Cette absence de sujet a été critiquée par les députés européens qui siègent à la commission AGRI et par le président du groupe Renew Europe (D Ciolos).

Elle a mentionné que “nos niveaux actuels de consommation de matières premières, d’énergie, d’eau, de nourriture et d’utilisation des terres ne sont pas durables”,  le Green Deal européen devant être le modèle pour effectuer les changements et les transformations essentiels. En plus de la transition verte, Mme von der Leyen a cité le développement de l’économie numérique comme un autre domaine d’importance.

Pour cela, elle a expliqué comment le fonds NextGenerationEU sera distribué en réservant 20 % au numérique, 37 % seront dépensés directement pour les objectifs de Green Deal européen et un objectif de 30 % des 750 milliards d’euros de NextGenerationEU à lever par le biais d’obligations vertes. Elle a souligné que l’UE de la prochaine génération devrait investir dans des “projets européens phares ayant le plus grand impact”, à savoir : l’hydrogène, la rénovation et un million de points de recharge électrique.

Par ailleurs, elle a déclaré que la Commission européenne propose de porter à au moins 55 % l’objectif de réduction des émissions pour 2030. Elle a souligné que l’objectif de 2030 est “ambitieux, réalisable et bénéfique” pour l’Europe. Pour cela, elle a indiqué que d’ici l’été prochain, la Commission révisera l’ensemble de la législation sur le climat et l’énergie pour la rendre“adaptée à 55”. Ils renforceront les échanges de droits d’émission, stimuleront les énergies renouvelables, amélioreront l’efficacité énergétique et réformeront la fiscalité de l’énergie.

De plus amples détails seront présentés demain jeudi, lorsque le vice-président exécutif pour le Pacte vert européen avec le commissaire à l’énergie Kadri Simson “détaillera comment nous y arriverons”.

Elle a également présenté le mécanisme d’ajustement frontalier pour le carbone, qui “motivera les producteurs étrangers et les importateurs de l’UE à réduire leurs émissions de carbone, tout en veillant à ce que les règles du jeu soient équitables et compatibles avec l’OMC”.

Michael Roth, qui représentait le Conseil, a déclaré que Mme von der Leyen « ne devait pas s’attendre à ce que le Conseil soutienne ces propositions sans réserve ». Les députés européens ont ensuite débattu intensivement des différents sujets.

Vous trouverez le document de la Commission joint à ce courriel et le lien vers le discours complet aux adresses suivantes :
https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/ov/SPEECH_20_1655
https://multimedia.europarl.europa.eu/en/soteu-2020_20200916-0900-SPECIAL-OTHER_vd