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Priorités de la présidence Slovène & Plan d’action pour l’agriculture biologique

Réunion des ministres de l’agriculture et pêche Priorités de la présidence Slovène & Plan d’action pour l’agriculture biologique 19 juillet, 2021 Le premier Conseil “Agriculture et pêche” sous la présidence slovène, qui s’est tenu à Bruxelles, a été présidé par le ministre slovène de l’agriculture, des forêts et de l’alimentation, Joze Podgorsek. Il a présenté à ses collègues le programme de travail des six prochains mois et a finalisé les conclusions du Conseil sur le plan d’action pour l’agriculture biologique. En point A de l’ordre du jour, les ministres ont voté et approuvé la réserve d’ajustement au Brexit, après que les négociations avec le Parlement européen aient eu lieu. Priorités de la présidence M. Podgoresk a énuméré les dossiers politiques qu’il entend suivre dans le cadre de son mandat. La sécurité alimentaire et le caractère abordable des aliments, le dynamisme des zones rurales, la finalisation des détails techniques de la PAC, la sylviculture, la santé animale et le bien-être des végétaux seront les principaux sujets au cours de ce semestre.

• La conclusion de la PAC sur les détails techniques et l’adoption formelle des trois règlements d’ici la fin du mois de juillet.

Zones rurales : renforcement de la numérisation et de la modernisation des infrastructures, rôle des femmes, amélioration de la coopération entre les zones urbaines et rurales. • Amélioration de la position des agriculteurs dans la chaîne de valeur.

Étiquetage d’origines, notamment des mélanges de miel. • Approche globale pour des changements durables du système alimentaire (Sommet mondial des Nations unies sur le système alimentaire).

• Plan d’action en faveur de l’agriculture biologique.

Sylviculture : discussion sur le rôle des forêts dans la réalisation des objectifs du Green Deal (Fit for 55, Biodiversity et F2F) ; lutte contre l’exploitation illégale des forêts et le commerce du bois.

Sûreté et sécurité alimentaires : bien-être des animaux, santé des plantes ; accès des consommateurs à des aliments sûrs : traçabilité, étiquetage de l’origine. Les dossiers législatifs qui seront discutés seront axés sur la relance et l’autonomie stratégique de l’UE, soutenues par une transition verte et numérique. L’agenda des réunions ministérielles est présenté dans l’image suivante :
Adoption des conclusions de la présidence sur le plan d’action en matière d’agriculture biologique

Le plan d’action en faveur de l’agriculture biologique a déjà été discuté lors de la session de mai du Conseil, mais à cette occasion, les ministres n’ont pas pu se mettre d’accord. La discussion d’aujourd’hui a porté sur l’aspect plus politique des conclusions.

La délégation des États membres a exprimé son soutien général aux conclusions du Conseil, les qualifiant de document équilibré qui tient compte des priorités des États membres. L’accord général s’est également manifesté sur les points concernant les marchés publics de denrées alimentaires biologiques, l’élaboration de plans nationaux pour le secteur biologique et le fait de stimuler la demande et pas seulement l’offre.

La grande majorité des délégations ont déclaré qu’il fallait tenir compte des différents points de départ des États membres.

Les délégations des Pays-Bas, de l’Estonie, de la Finlande, de la Hongrie, de la France, de la Belgique et du Danemark ont particulièrement insisté sur l’importance de la recherche et de l’innovation dans le secteur de l’agriculture biologique afin d’atteindre les objectifs fixés dans le cadre du Fonds européen de développement.

PT, EE, CZ, HU, ont souligné qu’une plus grande flexibilité aurait été appréciée, en espérant que la Commission la permette lors de l’évaluation des plans stratégiques.

EL, LV, CY, ont noté que les objectifs pour l’agriculture biologique fixés dans le Green Deal et dans les conclusions du Conseil sont trop ambitieux et, compte tenu des différents points de départ des EM, un soutien financier plus important est nécessaire.

ES : même si l’agriculture bio espagnole représente 10% des surfaces agricoles nationales, il reste des obstacles à surmonter : par exemple, la production biologique de citrus, de fruits et légumes et de vins peut être considérablement améliorée. Les semences biologiques, les déchets végétaux biologiques, la situation phytosanitaire représentent également certains des obstacles. Le ministre a souligné l’importance d’augmenter la demande et de sensibiliser les consommateurs aux avantages de l’agriculture biologique (sur le plan environnemental, social et économique).

DK : a souligné qu’un plan d’action cohérent devrait garantir l’accès au marché pour les pays en développement ainsi que la promotion de l’agriculture biologique de l’UE sur le marché mondial (avec la SK et la BG).

NL a rappelé qu’il existe d’autres formes d’agriculture durable et qu’elles méritent également une attention particulière.

SK a ajouté qu’ils apprécieraient que la Commission donne des directives générales sur l’élaboration de plans d’action nationaux pour le secteur biologique.

PT : a souligné que les protéines biologiques devraient être soutenues pour l’alimentation animale et demande d’ajuster le règlement pour les médicaments biologiques pour les animaux.

FI : a mentionné le rôle de l’industrie alimentaire tout au long de la chaîne et le fait qu’elle devrait être davantage incluse dans les plans.

CZ : a remarqué que les outils de suivi au niveau national devraient être améliorés.

Les délégation de CY et HR se sont inquiétées de l’augmentation possible de la charge administrative.