L’AREV se félicite du vote du Parlement européen sur la prochaine réforme de la PAC

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Bruxelles, le 21 octobre 2020 – Le Parlement européen a voté pour une politique aux ambitions agricoles, environnementales et sociales communes pour tous les territoires de l’Union européenne, une politique de réconciliation entre économie et environnement, (s’appuyant notamment sur l’innovation, l’agriculture digital et de précision),  tant dans le premier que le deuxième pilier, une politique transparente dans sa gestion des fonds européens et apte de démontrer son efficacité et de mesurer les résultats qu’elle engendre. Cette position répond aux principales attentes exprimées par l’AREV.

Plus précisément, pour le secteur vitivinicole, l’AREV se félicite de l’extension des autorisations de plantation pour le vin jusqu’en 2050, ce que l’AREV a demandé et travaillé avec les eurodéputés dés 2018 aussitôt le dépôt des propositions de la Commission. Cette mesure est très positive et permet une perspective à long terme pour le secteur du vin.

Maintenant, l’AREV juge essentiel de porter une attention particulière aux modes de fonctionnement de ce système afin de garantir un équilibre à long terme de la filière vitivinicole européenne, indispensable à la relance d’un secteur fortement touché durant la dernière période.

Sur le mode de mise en œuvre de la PAC, la position adoptée par le Parlement européen s’éloigne des propositions de la commission, et répond aux préoccupations de l’AREV. 

Le Parlement européen entend ainsi garantir la bonne gestion des fonds PAC et rechercher une simplification réelle pour les agriculteurs et les Etats membres (là où la Commission proposait un système plus simple à gérer pour elle mais plus bureaucratique pour les agriculteurs et les agences de paiement). Au Conseil, ainsi que l’a souligné la présidence allemande en exercice, le travail reste à faire pour réellement assurer une simplification et une efficacité de mise en œuvre de la PAC.  

Par la position qu’il vient d’adopter, diamétralement opposée aux orientations de renationalisation de la PAC proposées par la commission en 2018,  le Parlement européen remet du sens et du réalisme pour que la première politique européenne retrouve sa raison d’être : une politique par laquelle l’Union Européenne investit dans son avenir via son agriculture et ses zones rurales. Et par là même, il envoie un message clair au Conseil comme à la Commission.

Cette position était nécessaire et notamment pour le secteur vitivinicole  européen qui subit des pertes en raison de la pandémie du Covid-19, mais aussi du fait des tarifs américains et, sur certains marchés d’exportation, des politiques de droits différenciés entre les vins européens et leurs concurrents mondiaux .

L’AREV demande au Parlement européen de défendre sa position lors de trilogues avec la Commission et le Conseil. L’AREV note également avec satisfaction que le Conseil Agriculture, dans son mandat de négociation, a approuvé l’extension des droits de plantation du vin jusqu’en 2040 avec une révision à mi-parcours par la Commission.

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